Les masques

Signification

Les masques : Sacrés, puissants & inquiétants

Sur le « caillou » et surtout dans « la grande terre », les masques ont une importance et une puissance mystiques sans égal…

Chaque clan, chaque chefferie en possèdent, mais il sera toujours gardé à l’abri des regards, dans un lieu « tabou » (sacré), ne sortant que pour remplir leurs fonctions rituelles.

Ils sont le lien entre les « vivants » et les « esprits », comme un pont entre les mondes, souvent utilisés dans les cérémonies funéraires. Ils incarnent les « anciens », qui ont quitté leurs formes d’homme, mais qui restent toujours présents parmi les vivants…

La naissance, la vie d’homme, la mort, la renaissance sont des spirales récurrentes de la culture kanak. Elles sont extrêmement importantes, car dans le mythe fondateur de Téâ Kanaké il est dit :

« Afin de tout savoir sur la vie des hommes, il décide de connaître la mort, il entre dans le banian qui est le corps des esprits.

Par ses racines qui pénètrent aux pays souterrains, il visite le pays des morts et en ce ventre maternel, il se transforme.

Comme les rejets qui renaissent d'un tronc coupé, Téa Kanaké, porteur de la continuité de la parole, traverse la Roche Percée, symbole de la renaissance.»

Cette partie du conte pourrait figurer dans bien d’autres endroits du book car il est la clef de la compréhension de la culture kanak, de ses arts ancestraux, de ses « tabous » et de la vie des clans….

Suivant les lieux et ce qui est disponible dans leur environnement, ils seront recouverts de plumes, de coquillages, de cheveux…

Leurs formes physiques peuvent également différer, ainsi que leurs fonctions au sein du clan.

Nous avons choisi volontairement de ne présenter aucune photo de masque traditionnel ancien par respect pour la culture et les traditions kanak, ces masques devant rester à l’abri des regards. Vous trouverez au long des pages suivantes des masques contemporains pouvant être vus de tous, créés par l’artiste…

Il existe bien des définitions sur les masques kanak, nous avons choisi celle-ci car elle parle du nord dont est originaire l’artiste.

La définition scientifique 

Les masques Kanak : « Au nord de la Nouvelle-Calédonie, le masque était étroitement associé aux cérémonies funéraires des chefs où il apparaissait comme un substitut de ces derniers. Il était un symbole de la chefferie, un objet puissant, jouant un rôle important dans l'exercice du pouvoir spirituel et politique du chef. Il lui était offert lors de son intronisation,… .

La figure représentée par le masque, que l'on retrouve sur les éléments d'architecture kanak (flèches faîtières, poteaux, chambranles) est une représentation symbolique du chef défunt dont on célèbre les funérailles, mais à travers lui, c'est également celle du fondateur d'un clan qui est évoquée et encore au-delà, celle de la divinité du monde des morts appelée Gomawé, qui guide les esprits des défunts vers son royaume.

Le masque kanak est donc par essence polysémique, le porteur ainsi paré réunissait en effet dans une seule et même image ce palimpseste d'identités : esprits des forêts prenant l'apparence de l'oiseau (évocation d'ailleurs métaphorique du peuplement autochtone de l'île), l'ancêtre fondateur du lignage, le chef défunt du village et la divinité du monde des morts…»

Article : Les Masques Kanak Alienor.org Conseil des Musées

Vernissage musée de Tulle
Vernissage musée de Tulle

Danse des masques au vernissage de l'exposition Wagni au musée du Cloître à Tulle

Masque des esprits avec Raphael
Masque des esprits avec Raphael

Crédit photo: Hiandjing Pagou-Banehote

Masque des esprits danse de Raphael
Masque des esprits danse de Raphael

Les masques dansant, avec Raphaël Wayenece

Vernissage musée de Tulle
Vernissage musée de Tulle

Danse des masques au vernissage de l'exposition Wagni au musée du Cloître à Tulle

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